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La géologie lunaire - C'est Savoir.fr

La géologie lunaire

> > La géologie lunaire ; écrit le: 11 février 2012 par aboura

Toute la surface de la Lune est criblée de cratères de toutes tailles, qui vont des trous microscopiques aux bassins de plu­sieurs centaines de kilomètres de diamètre. Le plus grand d’entre eux est le bassin Aitken (près du pôle Sud sur la face cachée), qu¡ a un diamètre d’environ 2 600 kilomètres. Ces cratères furent creusés par des objets (astéroïdes, météorites et comètes) qui sont entrés en collision avec la Lune 1؛ y a très longtemps pour la plupart. Les cratères microscopiques découverts sur des roches ramenées de la surface de la Lune ont été causés par des micrométéorites, de minuscules parti­cules de roche qui volent à travers l’espace. On désigne tous ces cratères et bassins par l’appellation collective de cratères d’impact, pour les distinguer des cratères volcaniques.

Il y a eu du volcanisme sur la Lune, mais il a pris une autre forme que celui de la Terre. Sur la Lune, il n’y a pas de volcans, au sens de grandes montagnes volcaniques avec des cratères au sommet. Mais on y trouve de petits dômes volcaniques, c’est-à-dire des collines aux sommets arrondis qui sont égale­ment présentes dans quelques régions volcaniques sur Terre La Lune possède de gigantesques plaines de lave qui remplis sent le fond des grands bassins d’impact. On appelle ces plaines de lave les mers (maria en latin). Elles consituent les zones sombres que vous voyez  la surface de la Lune.

Autrefois, quelques scientifiques pensaient que les mers pour raient être ،les oeéans, mais il ne s’agit en fait que de eoulées de lave refroidies et sèches. S’il s’agissait d’océans, on pour- rait y observer de brillantes réflexions du Soleil, exactement comme c’est le cas lorsque vous regardez depuis un avion et pendant la journée en bas vers la mer. Les grandes zones claires sur la surface lunaire sont les continents (terrae en latin), terrains très accidentés et saturés de cratères. Les mers ont elles aussi des cratères, mais moins de cratères par kilomètre carré que les continents, ce qui veut dire que les mers sont plus jeunes. De gigantesques impacts ont créé les bas- sins dans lesquels se trouvent les mers. Ces impacts ont effacé les cratères préexistants. Plus tard, les bassins se sont remplis de lave par-dessous, en effaçant tout nouveau cratère creusé après les gigantesques impacts. Donc tous les cratères que l’on observe aujourd’hui dans les mers proviennent d’impacts qui se sont produits après que la lave a gelé.

À la fin des années 1990, la sonde LunarProspector de la NASA a obtenu une preuve indirecte qu’il pourrait bien y avoir de l’eau glacée sur les fonds de quelques cratères près du pôle Nord et du pôle Sud de la Lune, là où le Soleil ne brille jamais. Au mieux, le Soleil est bas à l’horizon près des pôles de la Lune, et le bord des cratères empêche sa lumière d’en atteindre le fond. Cette glace pourrait provenir de comètes entrées en collision avec la Lune il y a longtemps, parce que les comètes se composent en grande partie de glaces, et qu’il arrive que certaines entrent en collision avec la Lune. Mais à part ces glaces, il n’y a pas d’eau sur la Lune.

Vues de la Lune et cartes lunaires

La Lune est l’un des objets les plus gratifiants qui soient à observer. Lorsque le ciel est brumeux ou partiellement nuageux, on peut quand même la voir, et parfois elle est même visible durant la journée. Il suffit de l’observer au télescope pour pouvoir discerner des cratères à sa surface. Avec un petit instrument de bonne qualité, vous pourrez admirer des centaines, peut-être des milliers de formations lunaires, y compris :

Les cratères d’impact : structures rondes causées par les impacts de météorites et ceux d’autres corps de tailles plus importantes qui sont entrés en collision avec la Lune. Les plus grands cratères sont appelés « bassins ».
Les mers : coulées de lave qui remplissent les fonds des bassins.
Les continents : zones lunaires avec beaucoup de cra­tères.
Les rayonnements : lignes brillantes qui s’étendent radia- lement vers l’extérieur depuis de jeunes cratères d’impact brillants, comme Tycho et Copernic. Ils sont formés par des débris poudreux très réfléchissants qui ont été projetés par les impacts.
Les rainures : crevasses grossièrement rectilignes ou en forme d’arcs de cercle apparaissant à la surface des mers. Elles correspondent à des fractures.
Les pitons centraux : montagnes de gravats érigées par effet de rebond à la suite d’un impact violent. On ne trouve les pitons centraux que dans certains cratères d’impact.
Les montagnes lunaires : bordures de grands cratères ou de bassins d’impact, qui ont peut-être été partiellement détruits par des impacts ultérieurs, en laissant debout des parties de leurs murs comme s’il s’agissait d’une chaîne de montagnes. Il ne s’agit pas du type de montagnes que l’on voit sur Terre.

Une vue de la face cachée

Seule la face proche de la Lune est visible depuis la Terre. Notre vision est limitée parce que la lune est en rotation syn­chrone, ce qui veut dire qu’elle fait exactement un tour sur son axe tandis qu’elle décrit simultanément une orbite autour de la Terre (la période orbitale de la Lune, qui est identique à son « jour » est d’environ 27 jours, 7 heures et 43 minutes).

Les magasins qui commercialisent des équipements et des accessoires pour l’astronomie et d’autres sciences vendent éga­lement des globes lunaires qui, eux, montrent les caractéris­tiques de toute la Lune, c’est-à-dire la face visible et la face cachée. Ce sont les Russes qui nous ont fait connaître la face cachée de la Lune. En effet, les premières photographies de la face cachée de la Lune ont été réalisées par la sonde Luna 3 dès 1959 dans le cadre du programme spatial soviétique.
Depuis, la Lune a été complètement cartographiée à l’aide de différentes sondes américaines, dont les Lunar Orbiters et la sonde Clémentine. Vous n’avez pas besoin d’une carte de la face cachée pour observer la Lune, parce que comme son nom l’indique, vous ne pourrez justement pas la voir.

Suivez le terminateur

Le meilleur moment pour observer la plupart des objets sur la Lune, c’est le moment où ces objets sont proches du termina­teur, c’est-à-dire de la ligne qui sépare le jour de l’obscurité. Plus précisément, c’est lorsque l’objet lunaire considéré se trouve juste au bord du terminateur dans le côté éclairé.
La pire période pour l’observation de quasiment n’importe quel objet lunaire, c’est la pleine Lune. Pendant la pleine Lune, le Soleil est haut dans le ciel pour la plus grande partie de la face visible, et les ombres sont donc rares et courtes. La pré­sence d’ombres projetées par des objets sur la Lune vous per­met de comprendre le relief de surface, la manière dont les formes de terrain s’étendent au-dessus ou au-dessous de leur environnement.
Pendant un mois, qui est approximativement la durée qui s’écoule d’une pleine Lune à la suivante, le terminateur se déplace systématiquement à travers la face visible, de sorte qu’à un moment où à un autre, tout ce que vous pouvez observer sur la Lune se trouve près du terminateur. Selon le moment du mois, le terminateur est soit le lieu de la Lune où se lève le Soleil, soit celui où il se couche. Comme vous le savez de par votre expérience sur la Terre, les ombres sont les plus longues lorsque le Soleil se lève ou se couche,et elle sont les plus courtes lorsque le Soleil est haut dans le ciel près de midi. La longueur de l’ombre lorsque le Soleil se I trouve à une altitude connue permet de déduire la hauteur de l’objet lunaire qui la projette.







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