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Les movements de la Lune - C'est Savoir.fr

Les movements de la Lune

> > Les movements de la Lune ; écrit le: 12 juillet 2013 par Hela

Des livres entiers ont été consacrés au mouvement de la Lune autour de la Terre, tant  le calcul de sa position sur son orbite est difficile. Soumise aux attractions combinées de la Terre, du Soleil et, dans une moindre mesure, des planètes, la Lune accélère et freine de façon désordonnée. Et il faut des formules comptant plusieurs centaines de paramètres pour décrire correctement ces variations.Les révolutions de la Lune

Terre-Lune : la planète double en révolution

La Terre et la Lune représentent dans le système solaire un ensemble exceptionnel. Le diamètre de la Terre ne mesure même pas 4 fois celui de la Lune. Seul pluton, avec son satellite Charon, présente un rapport plus élevé, mais ces deux derniers ne sont que deux petits corps de 200 ل et 800 km de diamètre, parmi les planètes importantes, aucun autre satellite que la Lune n’est, donc aussi gros, ni aussi massif par rapport à sa planète mère. Si nous pouvions contempler les deux astres d’assez loin, ils nous apparaîtraient comme une planète double dans l’espace.
Vue de Vénus, lors de son plus grand rapprochement, la Terre est un astre binaire dont l’écartement apparent des composants peut atteindre 1 degré. On pourrait suivre  l’œil nu une bonne partie de la révolution de la Lune autour de la Terre.

l’orbite lunaire

Liées par l’attraction, la Lune et la Terre forment un système, et c’est ce système qui est en révolution autour du Soleil. C’est le barycentre (appelé aussi « centre de masse ») de ce système qui décrit une orbite elliptique autour du Soleil, appelée improprement « terrestre ». Mais les autres parties de la Terre ou de la Lune ont des orbites sinueuses. On peut aussi dire que la Terre se déplace en mouvement « ondulé » le long de cette orbite, comme le montre le schéma de la page 17.

Les révolutions de la Lune

La position de la Lune autour de la Terre est difficile à déterminer. De plus, il faut prendre en compte le repère dans lequel on souhaite positionner la Lune, soit par rapport au Soleil, soit par rapport aux étoiles. Par rapport au Soleil, on parle de « révolution synodique » : celle-ci indique le temps nécessaire pour que la Lune présente la même position. C’est la période qui sépare par exemple deux Pleine Lune.
Par rapport aux étoiles, on parle de « révolution sidérale »: c’est le temps nécessaire à la Lune pour revenir sur le même méridien céleste, après avoir tourné autour de la Terre.

La Lune change de visage

Tout le monde peut remarquer que la Lune change apparemment de forme au cours de son mouvement autour de la Terre. En fait, il ne s’agit pas d’un changement de forme, mais d’une variation de l’éclairage du globe lunaire par le Soleil. Ce phénomène porte le nom de phases lunaires, simple affaire de perspective, que le schéma de la page 16 vous aidera à comprendre.
L’accomplissement d’une série de ces phases constitue un cycle lunaire, ou lunaison, ou encore mois lunaire. Sa durée est égale à la révolution synodique, c’est-à-dire 29,53 jours.

La Lune se balance : les librations

Les librations permettent à un observateur terrestre de découvrir une frange de la face cachée de la Lune. On peut ainsi apercevoir 59 % de la surface de la Lune, au lieu des 50 °/o théoriques. Les deux principales librations sont :
• Un balancement en latitude (de 6° 50’), provoqué par l’inclinaison de l’axe de rotation de la Lune. Il permet de voir une partie des  régions situées au-delà des pôles lunaires.

• La libration en longitude (de 7° 54’), due à la combinaison de la vitesse de révolution, variable sur l’orbite, à la vitesse de rotation, uniforme. En effet, la Lune va plus vite sur son
orbite lorsqu’elle est au plus près de la Terre, à son périgée, et elle est plus lente lorsqu’elle est au plus loin, à son apogée. Mais, dans le même temps, elle tourne sur elle-même à vitesse constante. Ainsi, du périgée vers l’apogée, la Lune va ralentir sur son orbite. À mi-chemin, elle aura tourné sur elle-même de moins d’un quart de tour, alors qu’elle aura parcouru exactement un quart de son orbite. Cela permet à un observateur terrestre
est du globe lunaire. Le même processus se répète à l’envers après le passage à l’apogée : la Lune accélère et cela permettra à un observateur terrestre d’apercevoir une partie de la face cachée, vers l’ouest du globe.
Ces librations se déroulent simultanément, mais elles ont des périodicités différentes. Leur combinaison explique que l’on peut observer 59 % de la surface lunaire.

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