Les comètes, ces boutes de neige sale
Les comètes sont de petits corps du système solaire formés de glaces et de poussières, souvent décrits comme des « boules de neige sale ». Lorsqu’elles s’approchent du Soleil, leurs glaces se subliment et libèrent une chevelure et des queues lumineuses qui peuvent s’étendre sur des millions de kilomètres, ce qui en fait l’un des spectacles les plus remarquables du ciel.
Une boule de neige sale
Le cœur d’une comète est son noyau, un bloc solide de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres, fait de glace d’eau, d’autres glaces comme celles de monoxyde et de dioxyde de carbone, et de poussières. L’image de la « boule de neige sale » a été proposée en 1950 par l’astronome américain Fred Whipple. Les missions spatiales ont précisé ce portrait : la sonde européenne Rosetta, qui a accompagné la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko de 2014 à 2016, a révélé un noyau très sombre et poreux, plus proche d’une boule de poussière glacée que d’une boule de neige.
Chevelure et queues
Loin du Soleil, le noyau est inerte et presque invisible. En s’approchant, il se réchauffe : les glaces passent directement à l’état gazeux et entraînent des poussières. Il se forme alors autour du noyau une atmosphère diffuse, la chevelure ou coma, puis deux sortes de queues :
- la queue de poussières, large, courbe et jaunâtre, qui réfléchit la lumière du Soleil ;
- la queue d’ions, ou queue de plasma, fine, rectiligne et bleutée, poussée par le vent solaire dans la direction opposée au Soleil.
D’où viennent les comètes ?
Les comètes sont des vestiges de la formation du système solaire, il y a environ 4,6 milliards d’années. Celles à courte période, qui reviennent en moins de 200 ans, proviennent surtout de la ceinture de Kuiper, au-delà de Neptune. Celles à longue période viendraient du nuage d’Oort, un vaste réservoir supposé aux confins du système solaire. La plus célèbre, la comète de Halley, revient environ tous les 76 ans : son dernier passage date de 1986 et le prochain est attendu en 2061. Des comètes moins connues sont parfois bien plus brillantes, comme Hale-Bopp, visible à l’œil nu pendant de longs mois en 1997.
Comète ou météore ?
On confond souvent les deux. Un météore, ou étoile filante, est un petit grain de matière qui entre dans l’atmosphère terrestre et s’y consume en quelques secondes, à une centaine de kilomètres d’altitude. Une comète, elle, se trouve à des dizaines ou des centaines de millions de kilomètres : elle semble presque immobile d’une heure à l’autre et reste visible pendant des jours, des semaines, voire des mois. Les deux phénomènes sont pourtant liés : beaucoup d’essaims d’étoiles filantes, comme les Perséides au mois d’août, naissent des poussières qu’une comète a semées le long de son orbite.


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