L’EAU DOUCE SUR LES TERRES EMERGEES

> > L’EAU DOUCE SUR LES TERRES EMERGEES ; écrit le: 24 septembre 2013 par Hela

Un problème très inquiétant

l’ eau douce constitue environ 2,7 pour cent du volume total de l’eau contenue dans les enveloppes fluides à la surface de la Terre, l’essentiel (97,3 pour cent) se trouvant dans l’océan. L’eau douce est majoritairement piégée sous forme de glace (environ 2 pour cent du total) dans les calottes polaires (Antarctique et Groenland) ou emprisonnée dans les aquifères profonds (0,7 pour cent). Le reste se trouve réparti dans la partie superficielle des sols et dans les réservoirs de surface (lacs et plaines d’inon­dation, cours d’eau). Ce sont les principales sources d’eau utilisables pour les activités humaines et la consommation. Une fraction infime d’eau douce est contenue dans l’atmosphère et la biosphère.

Les stocks d’eau douce continentaux ne sont pas statiques. Ils sont sans cesse renouvelés en raison des précipitations, de l’évaporation et du ruissellement superficiel, processus majeurs du cycle hydrologique continental. La quantité d’eau douce prélevée pour les activités humaines est utilisée à 70 pour cent pour l’irrigation des cultures agricoles, les 30 pour cent restants servant à l’industrie et la consommation humaine.

Les ressources en eau disponibles sont très mal réparties sur la planète. Quarante pour cent de la popu­lation mondiale souffre actuellement d’une pénurie d’eau. Environ un tiers de la population mondiale tire ses ressources des eaux souterraines contenues dans les aquifères peu profonds. Pour les deux tiers restants, l’eau utilisée provient essentiellement des réservoirs de surface (lacs et cours d’eau). Depuis quelques décennies, un nombre important de barrages ont été construits le long de plusieurs grands fleuves en vue de réguler leur débit et produire de l’énergie hydroélectrique.Toutefois, dans les grands bassins fluviaux d’Afrique, d’Amérique latine et de la région péri-arctique (Sibérie en particulier), la plupart des fleuves continuent de s’écouler librement.

Au cours du siècle dernier, les services hydrologiques nationaux ont mis en place des réseaux hydro­graphiques in situ (stations de mesures de hauteur d’eau et de débit des cours d’eau) dans le but de mesu­rer des ressources en eau de leur pays. Cependant, depuis environ deux décennies, on observe une dimi­nution préoccupante des réseaux d’observation, notamment dans les pays en développement, malgré un accroissement important de la population mondiale, donc une augmentation de la demande en eau.

Le bassin amazonien.

Couverture deTôpex-Poséidon et JASON- 1 (en ronge). Les stations hydrographiques in situ sont représentées par les points jaunes. Le bassin amazo­nien est le plus grand bassin hydrographique du monde (six millions de km ). Le débit de l’Amazone est le plus important de tons lesJleuves de la planète

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