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Les « germes » de galaxies et le fond diffus cosmologiue

Vous êtes ici : » » Les « germes » de galaxies et le fond diffus cosmologiue ; écrit le: 17 février 2012 par aboura

Les « germes » de galaxies et le fond diffus cosmologiue                                                                                                                                                                                                                             Le fond diffus cosmologique (c’est-à-dire le faible chuchote­ment causé par le rayonnement vestige du big bang) repré­sente une photo de l’Univers lorsqu’il était environ vieux de 300 000 ans. Avant cette période, un brouillard d’électrons avait envahi l’Univers nourrisson, et le rayonnement créé dans le big bang ne pouvait pas circuler librement dans l’es­pace. Car il était sans cesse absorbé et dispersé par ces parti­cules de charge négative.

Vers le 300 000e anniversaire du cosmos, celui-ci s’était suffi­samment refroidi pour que les électrons puissent s’associer aux noyaux atomiques. Une fois ces particules associées, le brouillard absorbant fut levé. Décalée en longueur d’onde par l’expansion de l’Univers, la lumière de l’Univers âgé de 300 000 ans est aujourd’hui détectée sous la forme de micro-ondes et de lumière du domaine infrarouge lointain.



Lorsque le fond diffus cosmologique fut pour la première fois détecté dans les années 1960, il semblait avoir une tempéra­ture parfaitement uniforme partout dans le ciel. Il ne semblait pas y avoir de points qui auraient été légèrement plus chaud i ou plus froids. C’était une énigme, car de telles variations infimes de température sont nécessaires pour expliquer coin ment l’Univers, qui est censé avoir commencé son existence sous la forme d’une soupe homogène de particules et de rayonnement, pourrait avoir fini par prendre celle d’un amas grumeleux de galaxies, d’étoiles et de planètes.

Selon la théorie, l’univers nourrisson n’était pas parfaitement lisse. Comme des grumeaux dans un bol de porridge (bouillie de flocons d’avoine),  il devait y avoir des endroits légèrement plus denses que d’autres, avec plus ou moins d’atomes par mètre cube.

Ces hétérogénéités locales représentent les minuscules « germes » autour desquels la matière pourrait avoir com­mencé à s’agglutiner, et à partir desquels se seraient formées les galaxies. Ces variations de densité devraient être obser­vées aujourd’hui sous la forme de minuscules fluctuations di densité, ou anisotropies, dans la température du fond diflutt cosmologique.

En 1992, le satellite COBE (COsmic Background Explorer) de ln NASA, qui venait juste trois ans auparavant de mesurer la tcni pérature du fond diffus cosmologique avec une précision alors inégalée, réussit ce que de nombreux astronomes coi ml dèrent être un triomphe encore plus grand : il détecta des points chauds et froids dans le fond diffus cosmologiqur.

Ces variations sont en effet infimes, elles représentent moins d’un 10 000e de Kelvin au-dessus ou en dessous de la température moyenne, qui est de 2,73 kelvins. Néanmoins, ces ondulations cosmiques sont suffisamment importantes pour expll quer la croissance de structure dans l’Univers.




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